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frankie11


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MessagePosté le: Dim 30 Déc - 01:11 (2007)    Sujet du message: PROXIMITY Répondre en citant

l'histoire se situe plutôt durant la saison 3 et avant toutes les histoires que j'ai pu écrire jusque là...

PROXIMITY

Chap. 1

- « C’est toujours la même chose avec toi! J’arrive , les enfants sont pas prêts, il faut attendre une heure qu’ils rassemblent leurs affaires sans être surs qu’ils aient bien tout pris.
Faites gaffe les gosses, vous savez que l’on ne reviendra pas chercher un livre si vous en oubliez un, je refais pas la route ! Et grouillez vous, Isa aime qu’on mange à sept heures! »

- « God Oliver! Tu étais moins prompt à rentrer tôt quand on vivait ensemble et qu’il aurait été sympathique de m’aider à changer ou nourrir les jumeaux!
Les enfants sont prêts et leurs affaires aussi, comme toujours... mais ton heure à toi pour venir les chercher est aussi variable que l’invariabilité de ta mauvaise humeur! »

Oliver: « tu sais très bien que ce n’est pas ma faute, j’ai un poste à responsabilité, c’est le client qui commande et je suis à sa disposition…tu ne sais pas ce que c’est toi/

« oui, je sais être enseignante, c’est ne rien foutre & bénéficier des vacances scolaires …le débat est vieux et me fatigue!
Allez go les zous, passez un bon réveillon du Nouvel An , je vous aime! ».

Après une étreinte raisonnablement affectueuse, la jeune femme laissa partir ses deux garçons avec leur père. Tous deux ne se saluèrent même pas , évitant l’un et l’autre de croiser le regard afin de ne pas se sentir obligé de se souhaiter une bonne fin d’année…ni l’un ni surtout l’autre n’auraient été sincères…
Presque à la porte Oliver se retourna et lui cria  « tu n’oublieras pas de préparer le planning des Mercredis de l’année 2008, tu ne l’as toujours pas fait! »
Puis sans attendre de réponse, il se précipita vers la sortie et s’engouffra dans sa voiture.
Libérant la nostalgie de son cœur et la laissant enfin exploser sur son visage, la jeune femme leva la main pour saluer ses petits puis se détourna pour regagner son appartement.
Passant le plus discrètement possible devant la porte de son voisin, elle entendit une voix grave marmonner « old crap! »…
Se retournant vivement, peu sure d’avoir bien entendu elle lança « beg your pardon? »

GH: « He is an idiot…an old crap…Comme vous le dites si bien vous , les Français, une crétine… ».

Stupéfaite, le jeune femme ne put s’empêcher de rire.
Depuis un an qu’elle vivait dans l’immeuble, jamais elle n’avait eu l’opportunité ni même osé prendre l’initiative, de parler à son prestigieux voisin.
Quand elle avait postulé pour l’appartement, elle avait été copieusement interrogée et avertie par le syndic de la co-propriété: l’homme qui occupait l’appartement jouxtant le sien , était irascible et verrait d’un mauvais œil l’arrivée d’une famille à proximité.
Qu’ils se tiennent tranquilles , surtout ses adolescents ou ils se verraient expulser sans autre forme de procès.
Ils avaient finalement passé le test des premiers mois haut la main et elle commençait au bout d’un an à se sentir rassurée et enfin installée chez elle!
Et voila que tout à coup le Dr House entrait en contact de la manière la plus insolite avec sa voisine!


Chap.2

- « Bonsoir Dr House, mon nom est Aurore Réniers…et en Français pour un homme , on dit crétin…pas crétine…mais je dois dire qu’en ce qui concerne la personne en question …les deux lui vont comme un gant! ajouta -t-elle tentant de renvoyer à l’homme toujours dans l’ombre son plus charmant sourire.

House s’avança , hésitant légèrement et tendit la main vers sa voisine.
De plus en plus surprise, celle-ci tendit la sienne spontanément et comme toujours mit la force de sa sincérité dans cette poignée de bienséance.
Aurore ne faisait jamais les choses à moitié et vivait à l’instinct.
Depuis un an,
elle avait eu l’occasion d’entendre et parfois même de voir de ses propres yeux les pires choses concernant cet homme , mais à cet instant précis elle ressentait pour lui un élan de sympathie presque fraternel.
Elle le savait solitaire tout comme elle et ils n’avaient ni l’un ni l’autre besoin d’échanger une foultitude de mots pour faire passer un message.

Un peu gêné et emprunté, House ne savait pas où il mettait les pieds.
Aurore se décida à le soulager et rompit la première cette ébauche de contact.
Aurore: « eh bien Docteur House, j’ai été ravie de faire votre connaissance. Je vous souhaite une bonne soirée . »
Elle poursuivit prestement le peu de distance qui lui restait à parcourir pour se retrouver enfin dans son cocon bien à l’abri quand une nouvelle fois, la voix grave de House interrompit son élan.
House: « Pourquoi ne jouez vous plus de piano depuis quelques mois? »

Aurore se raidit et se retourna, décontenancée par une question aussi personnelle posée de manière aussi abrupte par un quasi inconnu.
Elle répondit vivement mais avec une froide émotion: « mon père est mort le mois dernier .C’était lui le musicien .Bonsoir Docteur House. »
Cette fois, elle n’attendit pas une nouvelle interruption pour refermer rapidement la porte de son appartement.


Chap3.

Aurore tournait en rond dans son loft.
C’était toujours comme cela durant quelques heures après le départ de ses garçons.
Ensuite la vie reprenait son cours et elle profitait enfin de ces instants de détente pour lire, écrire ou prendre de longs bains parfumés et très chauds…sans s’arrêter de lire.
Parfois elle se servait un bon verre de Chardonnay ou de Saint Estèphe pour la saveur, la volupté de l’alcool mais aussi pour tenter de glisser plus vite dans un sommeil sans trop de rêve.

Ce soir elle avait choisi un vin blanc à la fois fruité et un peu sucré qui aurait pu merveilleusement s’allier avec une tranche de foie gras…si elle avait été pour une fois en galante compagnie.
Toute seule c’était un peu moins plaisant aussi décida-t-elle d’aller se nicher dans son canapé pour déguster son nectar.

Elle était presque assoupie quand les premières notes d’une nocturne de Chopin vinrent effleurer sa conscience…Ce n’était pas le morceau favori de son père, il le savait sans doute et l’avait sans doute choisi en conséquence…mais la musique était douce à son cœur, mélancolique et passionnée, communiquant presque une certaine foi en l’avenir…
Aurore ne savait plus qui parlait à travers ces notes, si Chopin lui murmurait cet adieu à son père ou si House tentait à sa façon de lui transmettre un peu de chaleur et d’humanité…
Des larmes glissèrent sur son visage mais pour une fois la houle de la tristesse ne l’emporta pas.
Pour une fois elle s’endormit paisiblement sur une fugue de Bach…son favori.

Chap4.

House avait peu dormi cette nuit. Les élancements dans la cuisse avaient commencé dans l’après midi et ne l’avaient plus quitté malgré la triple ration de Vicodine agrémentée de whisky qu’il s’était généreusement octroyé au cours de la soirée.
Il ne savait pas trop ce qui l’avait poussé ce soir là, à lui parler à cette Aurore.
Ce n’était pas la première fois qu’il l’observait derrière la porte; elle avait une vie rythmée par les week-end et mercredis octroyés à son ex compagnon et il avait fini par repérer les  jours « avec » et les jours « sans  ».
Elle était devenue sans le savoir son professeur d’émotions.
Ce qu’il guettait avidement sur son visage,depuis quelques temps, c’étaient les sentiments qu’elle ne pouvait s’empêcher de laisser affleurer, qu’ils soient noirs ou qu’ils soient gais.
Pour quelque un comme lui, qui maîtrisait tout et ne savait pas toujours ce qu’il devait ressentir , elle était une mine inépuisable!
L’autre par contre l’agaçait terriblement! Il était d’une suffisance et d’un égocentrisme qui le stupéfiait!
Lui dont on disait qu’il avait un ego sur dimensionné et un sens des responsabilités des plus émoussés, n’en revenait pas de voir cet homme cracher à ce point dans une soupe qui avait du être en son temps délectable.
Et les garçons pour peu qu’il avait pu le constater, étaient vifs, beaux et intelligents…House ne se sentait pour l’heure aucune fibre paternelle mais ne pouvait comprendre le dédain de cet homme pour ses fils et son aveuglement.
C’Est-ce qui l’avait conduit hier soir à sortir de sa réserve et il se sentait presque prêt à le lui renvoyer au visage directement la prochaine fois.

House s’agita, tentant de mettre fin à ce débat intérieur et stérile…Il ne comprenait pas bien les sentiments qui l’agitaient.
Il agissait depuis quelques temps d’une manière qui le déconcertait.
Il ressentait parfois des émotions intenses qui le laissaient pantois.
Il y avait cette Aurore qui l’avait fait sortir de sa réserve.
Il y avait aussi Lisa Cuddy; oui il y avait Lisa…

Depuis qu’il partageait avec elle le « rituel de l’injection »; depuis qu’elle l’avait mêlé directement à ce projet de maternité qui aurait du rester si personnel, House se sentait déboussolé.

A présent qu’il savait, il lui semblait hors de question de se retirer .
Et pourtant il aurait voulu ne jamais prendre conscience de ce besoin impérieux de Cuddy de devenir mère et ce à tout prix.

Il se sentait profondément jaloux de la semence de cet anonyme qui allait peut être bientôt transformer le corps de Lisa en lui donnant un enfant.
Jaloux. Furieux.
Lui Grégory House était jaloux et furieux. Et c’était encore à cause de Cuddy.

Il fallait qu’il bouge!
Il ne pouvait pas courir mais marcher dans le froid et la neige seraient pénible et astreignant.
Quand il rentrerait, il serait épuisé et pourrait enfin dormir.

Il ouvrit brusquement la porte et se trouva nez à nez face à Aurore, tout aussi surprise que lui, sinon plus.
Elle était presque aussi grande que lui, brune , les cheveux coupés très courts, trop courts selon ses critères féminins à lui et plutôt forte.
Mais quand ses yeux souriaient , on oubliait volontiers le reste pour se plonger dans ce petit moment de bonheur.
Et même dans les heures les plus sombres, elle souriait encore…il le savait, il l’avait observée…

House ne put s’empêcher de lever un sourcil interrogateur, prenant plaisir à la déstabiliser et à la voir rougir…
Aurore balbutia, s’énervant de réagir comme l’ adolescente énamourée qu’elle n’était plus depuis longtemps.
Finalement, sans dire un mot elle tendit à son voisin , bougon ce matin, l’objet qui l’avait amenée sur le pas de sa porte.
House ne fit pas un geste pour la soulager, attendant qu’elle se détende enfin pour entamer un dialogue.
Voyant qu’elle n’y parvenait pas, il s’effaça un peu et lui fit signe de le suivre…dans son appartement.
Sans prendre la peine de vérifier qu’elle le suivait, il pénétra dans la cuisine, saisit la cafetière encore brûlante et servit deux mugs de café.
Il en posa un à l’opposé du sien puis s’assit lourdement à table.
Aurore finit par le rejoindre et s’installa elle aussi.
Elle posa la bouteille de vin, un St Estèphe 1979 nota-t-il du coin d e l’œil et réchauffa ses mains un peu tremblantes autour du bol de café.
Après un silence partagé, léger, elle put enfin parler
« je viens de recevoir ce vin, un héritage de ma famille maternelle en France et j’ai eu envie de vous en offrir une bouteille ».
Elle hésitait un peu sur les mots. Il savait qu’elle était professeur de Français et s’était expatriée en Amérique pour suivre le père de ses enfants . Quand ils s’étaient séparés, elle n’était pas pour autant repartie dans son pays, ayant pris goût à cette vie à l’étranger.

Elle semblait craindre qu’il n’accepte pas son présent.
Il tendit donc la main pour saisir la bouteille et la remercia.
Ils finirent leur café en silence.
Aurore se leva , souriante enfin et quitta la pièce.
Avant de claquer la porte derrière elle, elle cria: «  bonne promenade Dr House ».
Il lui répondit sur le même ton: « House, appelez moi House! ».



Chap5.

Lisa Cuddy ne savait pas trop ce qui l’amenait ce soir à la porte de House.
La journée avait été épouvantable, il était arrivé d’une humeur de chien et il s’était lamentablement défoulé sur ses larbins avant de se déchaîner sur elle.
Alors qu’habituellement, il prenait plaisir à l’agacer ou à l’effleurer sensuellement quand ils se retrouvaient seuls pour « l’injection » ; aujourd’hui il s’était montré rude, brutal, grossier et ses références aux saillies des étalons lui avaient presque donné la nausée.
Il avait fini par partir en claquant la porte et avait même délibérément « séché » deux heures de consultation en clinique.

Elle n’avait donc aucune raison valable de se trouver là , devant chez lui, presque inquiète de ce qui avait pu lui arriver.
Elle allait faire demi tour quand il ouvrit brusquement la porte, la retenant du regard.
Il l’avait vue arriver mais attendait qu’elle se manifeste.
Malgré tout, c’était encore à elle de faire le premier pas!
Sentant la colère gronder de nouveau en elle, Cuddy se mordit la lèvre pour s’ empêcher d’envenimer les choses.
Elle leva le visage vers House et ressentit un choc en découvrant combien il était pâle, ses traits tirés . De nouvelles rides étaient apparues sur son front , entre les yeux…
Lisa murmura « Combien de Vicodine aujourd’hui? »
House répondit d’un ton las « j’ai dépassé le surdosage depuis 16heures cet après midi »
Lisa « je peux entrer? »
House « si vous êtes venue me sermonner pour les heures de clinique, j’ai eu mon quota de douleur pour aujourd’hui…je préfèrerai remettre à demain…profitez en pour avantager un peu plus votre décolleté ajouta-t-il avec un léger sourire.
Lisa répéta, un peu soulagée de retrouver son House « je peux entrer? ».
Il hocha finalement la tête et la laissa passer.
Il s’aidait de sa canne et s’appuyait sur les meubles sur son passage pour avancer, ce qui était rare et le signe d’une aggravation inexpliquée de son état.
Lisa « vous en avez parlé avec Wilson? Vous avez passé une nouvelle Irm? »
House « Wilson est Wilson, mon état est psychologique et je refuse d’affronter mes démons .Fin de l’histoire .
Quant à vous , votre dernière piqûre de morphine était un placebo…
Fin de l’histoire. »
Après un long silence qu’il se refusait à rompre de lui-même, Lisa lui demanda « vous accepteriez qu’on boive un peu tous les deux? J’ai le moral à plat, vous voir dans cet état me terrifie et mon test est revenu négatif ce matin… »
House releva vivement la tête et s’en voulut d’avoir ressenti quelques secondes un intense soulagement , proche de la joie.
Il espérait qu’elle n’avait pas guetté un signe sur son visage, il était sûr qu’elle ne pourrait jamais comprendre.
House « Aurore m’a apporté une bouteille de St Estèphe ce matin, un 1979, je sais que vous aimez les vins Français »
Lisa répliqua de façon un peu automatique « qui aime le vin aime la France…si vous aviez été élevé par mon père, vous le sauriez » puis elle ajouta d’un ton vif « Aurore? Qui est Aurore? Votre dernière prostituée en date ? »
House répondit d’un ton rogue « Aurore est ma voisine depuis un an, elle est la mère célibataire de jumeaux âgés de treize ans, professeur au lycée Français de Princeton…Brune, de très beaux yeux » …ajouta-t-il moqueur…
Un peu honteuse de s’être laissée surprendre par un accès de jalousie, Lisa revint au vin « je pourrai l’ouvrir cette bouteille? Pendant ce temps vous vous reposerez  ».
House grommela un peu sur la capacité instinctive des femmes à s’approprier le bien d’autrui mais n’argumenta pas davantage et s’allongea lourdement sur le canapé tandis que Lisa se dirigeait vers la cuisine.
Il ne l’aurait avoué à personne, pas même sous la torture, mais cette fois la tension insupportable qui lui déchirait la cuisse depuis vingt quatre heure ,s’était considérablement atténuée …et ce peu de temps après que Cuddy lui ait confié que la Fiv avait de nouveau échoué.
Un malaise psychologique était entrain de remplacer la douleur physique, semblant donner raison à Wilson.
House ferma les yeux.
Il aurait donné sa vie pour écouter un peu de jazz mais ne pouvait plus bouger un muscle.
Et puis Miles Davis pénétra doucement dans son esprit… « round midnight »… »seven steps to heaven »…la sensualité de la musique s’emparait de son corps …
Aurore ce soir lui donnait tous les atouts pour faire de lui un séducteur…le vin…l’ambiance musicale langoureuse …
Piano et trompette se mêlaient avec volupté pour « Stella «  alors même que Cuddy s’avançait doucement vers lui , deux verres à la main et un sourire mutin aux lèvres.
Il continua à l’observer entre ses paupières feignant de s’être assoupi, profitant du spectacle de ses courbes à présent à portée de ses doigts…
Lisa n’était pas dupe mais voulait jouer le jeu.
Quand House laissa échapper un soupir un peu lascif, elle se mordit la lèvre et retint sa main qui se tendait , prête à caresser le duvet fin de ses cheveux…
Elle sentit alors une autre main qui s’était infiltrée au creux de son mollet et commençait doucement à remonter vers le haut de sa cuisse puis se mit à jouer sa propre partition, l’effleurant légèrement, remontant et descendant, remontant toujours un peu plus haut.
House avait toujours les yeux fermés et sa main semblait agir selon sa propre volonté…il n’y était pour rien…il aurait pu le jurer…
A son tour Lisa laissa échapper un soupir…ses jambes la trahissaient, elle devait s’asseoir au plus vite , ne pas céder à la langueur…
Des années passées à reconstruire ce mur entre elle et lui , à regagner sa confiance, à établir une solide amitié professionnelle et personnelle, ne pouvaient pas s’évaporer en une seconde dans les vapeurs d’un grand cru classé non consommé et sur l’ironique musique de Miles « un jour mon prince viendra ».
House n’était pas un Prince de conte de fée et pourtant quand sa bouche s’empara de celle de Lisa , elle ne put se défendre d’une secrète satisfaction…
Elle était enfin rendue là où son corps l’appelait depuis leur première dernière fois…
House caressait ses lèvres avec ses longs doigts, les faisant frissonner de son pouce…Il approfondit son baiser et quand leurs langues se rencontrèrent enfin, ils sentirent tous les deux au creux de leur corps le désir sourdre violemment.

A SUIVRE....
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MessagePosté le: Dim 30 Déc - 01:11 (2007)    Sujet du message: Publicité

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Ju ment


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Inscrit le: 27 Juin 2007
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MessagePosté le: Dim 30 Déc - 11:33 (2007)    Sujet du message: PROXIMITY Répondre en citant

J'adoooore!! Encore! Encore! Encore!
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frankie11


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MessagePosté le: Dim 30 Déc - 12:48 (2007)    Sujet du message: PROXIMITY Répondre en citant

Very Happy Embarassed merci!! je suis invitée aujourd'hui mais j'y retourne dès que possible!!!
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frankie11


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MessagePosté le: Ven 4 Jan - 19:40 (2008)    Sujet du message: PROXIMITY Répondre en citant

un petit bout de chapitre avant que mes enfants ne rentrent!! chez moi, c'est le monde à l'envers Mort de Rire ça me rappelle quand je regardais la télé en cachette de mes parents, surveillant l'horloge pour que la télé ne soit pas trop "chaude"... Embarassed rhoooooooo

Chap.6

House essaya d’entrouvrir les yeux mais ses paupières étaient scellées par une force extérieure, une sensation d’étouffement oppressait sa poitrine et quelque chose d’incongru comprimait sa trachée.
Alors qu’il aurait du être empli de la saveur des lèvres de Cuddy, un goût amer et acide le menait à une nausée dont il n’était pas sur de parvenir à enrayer le débordement.
La bile gagne le combat et House l’évacua en un jet violent qui expulsa le tube posé là pour lui permettre de respirer.
En une seconde, House réalisa qu’il n’était plus dans son salon en compagnie de Cuddy mais sur un lit d’hôpital et que son état était suffisamment grave pour que des machines assurent à sa place la fonction vitale de la respiration.
Il réussit à ouvrir les yeux quelques secondes, en une tentative désespérée de réintégrer le monde des vivants et aperçut le visage inquiet d’Aurore.
Il reconnut le claquement des talons de Cuddy, probablement alertée par les alarmes du respirateur et ébaucha une grimace qui se voulait un sourire désolé - à deux doigts de l’extase; il avait encore bousillé l’affaire.
Puis l’ensemble de son corps se tendit en soubresauts irrépressibles et House sombra , victime d’une nouvelle attaque.
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Ju ment


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MessagePosté le: Ven 4 Jan - 20:00 (2008)    Sujet du message: PROXIMITY Répondre en citant

Shocked J'attends la suite avec impatience...
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Ally


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MessagePosté le: Ven 4 Jan - 20:06 (2008)    Sujet du message: PROXIMITY Répondre en citant

Shocked wahou, notre petit docteur avec un infarctus du myocarde cette fois?
Frankie tu es machiavélique et j'aime ça Wink
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Wilson: "You know how some doctors have the Messiah complex, they need to save the world? You've got the Rubik's complex, you need to solve the puzzle."
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Ju ment


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MessagePosté le: Mar 8 Jan - 18:49 (2008)    Sujet du message: PROXIMITY Répondre en citant

Frankiiiiiiiiiiiie!!

Où es tu??

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frankie11


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MessagePosté le: Ven 11 Jan - 23:03 (2008)    Sujet du message: PROXIMITY Répondre en citant

Neutral voila les aliens m'ont libérée...mais mon cerveau reste engourdi...je suis franchement pas très contente de ce que je vous inflige ici mais cela me permettra peut être de repartir...(pas chez les Vénusiens et autres MR Spock bien sur!!)

Chap.7

Le calme était enfin revenu dans la chambre du Docteur Grégory House.
Aurore,peu familiarisée aux problématiques et thérapeutiques médicales ; avait suivi d’un œil inquiet les différentes procédures appliquées ,dans l’urgence mais calmement ,par les acolytes de House sous l’autorité du Dr Cuddy.
Celle-ci avait parue soulagée en découvrant l’origine du malaise cardiaque puis des convulsions du Dr House.
Un caillot résiduel avait fini par se détacher , migrant doucement vers le cœur, provoquant ces douleurs accrues ces dernières vingt quatre heures , puis l’ accalmie trompeuse , prémisses d’un état oscillant entre l’infarctus du myocarde et l’embolie pulmonaire…
House ne pourrait jamais faire les choses simplement…
Le surdosage de Vicodine et la présence d’alcool dans le sang empêchaient la mise en place d’une thérapeutique ordinaire et adaptée mais la pose d’un « filtre ombrelle » avait permis de stopper la migration des caillots et devrait entraver la survenue ou récidive d’embolie.

Tous ces mots étaient familiers à Aurore mais les assembler ensemble pour les appliquer au géant désarmé allongé sur ce lit d’hôpital, le voir privé de toute énergie , pâle, inerte, le souffle irrégulier et incertain…tout ici lui paraissait incongru et terriblement dangereux.
Elle avait vu, il y a peu, un homme âgé et faible emporté par la douleur, la maladie et la mort en l’espace de quelques semaines.
Malgré la force qui émanait hier encore du Dr House, son redoutable voisin, elle ne pouvait s’empêcher de craindre de le voir à son tour terrassé par la Faucheuse.

Cuddy observait sur le visage de la jeune femme la succession d’émotions qui suivait le rythme de ses pensées et ressentit à nouveau un subtil et démoniaque pincement de jalousie.
Elles avaient pourtant de concert joué un rôle déterminant à la survie de House mais à présent que le calme était revenu, Cuddy sentait émerger contre son gré un sentiment de méfiance instinctive et primaire.
Elle eut cependant la décence de rougir au souvenir de la scène qu’Aurore avait découverte en réponse aux cris d’alerte de Lisa…
C’était bien elle Lisa Cuddy qui se trouvait alors écrasée sous le poids d’un Grégory House enflammé par le désir quelques instants auparavant puis tétanisé et figé par une attaque fulgurante.

Une fois encore , c’est Aurore qui vint au secours de Lisa, lui murmurant dans un sourire: : « j’ai cru un instant que mon vin avait empoisonné le Docteur!Je suis en relativement mauvais terme avec ma mère…et je n’avais pas pris le peine d’en goûter une bouteille avant d’en offrir! On ne m’y reprendra plus… »

Lisa répliqua, sur le même ton de confidence goguenarde: « eh bien moi j’ai cru que mes charmes dévoilés avaient terrassé le cœur inemployé de ce grognon impénitent. Et croyez moi, je n’étais pas fière de moi… ». Elle ajouta soudain sérieuse:
« en fait, pour être tout à fait honnête, je me sens surtout terriblement frustrée…
Mais cela je vous interdis de le lui répéter! »
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frankie11


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MessagePosté le: Sam 12 Jan - 00:28 (2008)    Sujet du message: PROXIMITY Répondre en citant

Chap8

Aurore tournait en rond…Quinze jours étaient de nouveau passés, Oliver était revenu chercher les enfants, lui avait de nouveau asséné reproches et intimidations mais cette fois, il n’y avait pas eu de House pour la faire rire puis pour la consoler…
Elle n’avait pas osé retourner le voir à l’hôpital mais avait pris de ses nouvelles par l’intermédiaire de Lisa Cuddy.
House rouspétait, tempêtait ,se moquait des infirmières et menaçait ses larbins de renvoi pour obtenir sa « libération »…bref; il allait de mieux en mieux et elle entendrait sans doute de nouveau bien vite son pas altéré , le claquement de sa porte quand il rentrait exténué d’une mauvaise journée à l’hôpital, le grincement plus ténu libérant le passage à des ombres furtives, venues contre rémunération offrir quelques soubresauts de plaisir « au vieil infirme », le pas affirmé et alourdi de packs de bière de l’ami Wilson, venu rejoindre la mauvaise troupe pour une partie de poker…
Au fil des mois, Aurore avait saisi chaque instant dévoilé de la vie de ce curieux voisin à qui jusque là elle n’avait presque jamais parlé mais qui lui semblait plus familier que le père de ses enfants.
Elle aimait surtout l’entendre jouer.
Du piano plus encore de la guitare …cela correspondait mieux à son tempérament nostalgique et le piano apaisait les enfants quand la guitare électrique réveillait chez eux une vieille envie d’apprendre la batterie!
Elle les aimait ses loupiots mais Ça jamais!!!
Elle goûtait depuis leur naissance au plaisir de la stéréophonie des pleurs, des cris ou des récriminations, rarement de leurs câlins…alors la batterie, ce serait non!!
Secouant la mélancolie qui l’envahissait, Aurore se leva et inséra un cd de Glenn Gould dans son lecteur.
Ce soir, Aurore sentait peser sur ses épaules le poids de la solitude et son acariâtre voisin lui manquait.



Chap9

Il avait tempêté, menacé , tenté de soudoyer , terrorisé le personnel soignant mais Lisa Cuddy avait tenu bon.
Elle était parvenue à garder House hospitalisé Et au lit pendant plus d’une semaine, le P/P était sur les genoux mais elle avait gagné.

Lisa s’en voulait terriblement de ne pas avoir, à nouveau, décelé les signes annonciateurs de l’attaque.
Aussi avait elle été déterminée à imposer à House un repos forcé réparateur, quitte à y perdre la raison.

Se retrouver face à lui, la première fois, n’avait pas été facile.
Bien qu’elle ait mis tout son professionnalisme dans l’observation attentive de sa réaction pupillaire et de son rythme cardiaque, Lisa avait frémi en retrouvant l’étincelle moqueuse de son regard acier , en sentant le souffle doux de sa respiration chatouiller les boucles éparses sur sa nuque.
Mais elle s’était figée dans son armure de Doyenne et n’avait rien laissé apparaître de son trouble .
House, peu surpris par ce revirement familier, avait à son tour reconstruit au fil des jours la citadelle qui le protégeait des humains et abusé au fil des forces qu’il recouvrait de son cynisme et des ses sarcasmes.
Il était prèt à présent à retrouver le cours de sa morne vie.
House avait failli frôler les étoiles , il avait goûté au nectar de la peau et des lèvres de Cuddy mais la partie s’était achevée précocement , sur une note quasi tragique et il sentait bien qu’à l’avenir les plaisirs solitaires ou contre rémunération viendraient seuls apaiser un temps les tourments de son désir.
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Ally


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MessagePosté le: Sam 12 Jan - 11:11 (2008)    Sujet du message: PROXIMITY Répondre en citant

Super Frankie,
contente de te retrouver
Mr. Green
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Wilson: "You know how some doctors have the Messiah complex, they need to save the world? You've got the Rubik's complex, you need to solve the puzzle."
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Ju ment


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MessagePosté le: Sam 12 Jan - 11:25 (2008)    Sujet du message: PROXIMITY Répondre en citant

Itou!! Okay
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everybodies ment

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frankie11


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MessagePosté le: Dim 13 Jan - 17:34 (2008)    Sujet du message: PROXIMITY Répondre en citant

Chap10

Alors que Cuddy s’apprêtait à signer, enfin, l’ordre de libération du pire malade pris en charge par le P/P; l’état de House s’était subitement dégradé au cours de la journée.
Il y avait d’abord eu les nausées puis un état fébrile et en début de soirée, Wilson était passé par son bureau pour l’avertir que la température de House était entrain d’atteindre les 40°.
Wilson et Cuddy n’osaient pas formuler à haute voix leurs craintes d’une affection nosocomiale suite à l’intervention chirurgicale.
House n’était pas du genre chanceux mais là; on était entrain largement de dépasser les bornes de la malédiction….
Une antibiothérapie à large spectre avait été ordonnée par Wilson qui avait repris en main le suivi médical de son ami à la demande de Cuddy.
Wilson avait été surpris par le retrait de Lisa mais n’avait pas interrogé davantage sa consoeur.
Contrairement à son meilleur ami, Wilson était la discrétion et le tact personnifié.
Ce soir pourtant la curiosité et l’inquiétude l’emportaient…
Wilson: « Vous vous êtes fâchés plus que d’habitude avec House?
Cuddy: « j’ignorais que les nouveaux diagnostics différentiels incluaient les inter actions personnelles entre employeurs et employés, serait ce un brevet Housien? »
Wilson -rougissant légèrement: « vous n’êtes plus allée le voir depuis plusieurs jours… House vous a surnommée la vampire du P/P parce que vous hantez les couloirs de l’aile où il se trouve hospitalisé uniquement la nuit et vous semblez craindre la lumière…et je vous retranscris là en termes corrects le succédané de sa pensée… »
Lisa ne répond pas mais la tristesse vient marquer son visage et raidir ses épaules douloureuses.
Qui croirait aujourd’hui que Lisa Cuddy et Grégory House avaient été sur le point de faire l’amour passionnément seulement quinze jours auparavant?
Wilson: « j’ai vraiment besoin de savoir s’il peut y avoir d’autres motifs à cet accès de fièvre soudain…des motifs psychologiques?
Peut être ne veut il pas réellement quitter l’hôpital et tente de vous forcer à venir le voir?
Cuddy: « vous n’en avez pas un peu marre de vos psychothérapies de quatre sous? Surtout quand il s’agit de House, parce que là en général, vous vous plantez royalement!
Le soir de son attaque, j’étais avec House , je ne l’avais plus vu souffrir à ce point depuis une éternité mais quand je lui ai demandé si vous en aviez discuté ensemble , il m’a claqué à la figure votre théorie Freudienne et mes placebo!
Peut être que si nous n’avions pas en permanence en tête l’idée que House est un drogué addict à la Vicodine mais qu’il est un patient à part entière avec de réels problèmes de douleurs insurmontables, j’aurai insisté ce soir là pour l’hospitaliser plus tôt… au lieu de gémir sur mon propre sort et tenter de m’enivrer avec du vin Français …Et il ne serait pas là allongé sur un lit d’hôpital à lutter contre la mort!
Alors pitié, prenez enfin au sérieux l’état de santé de votre ami où je confie son dossier médical à un médecin objectif et compétent!
Wilson -choqué ,blessé puis stupéfait : « vous ne voulez plus le soigner parce que vous n’êtes plus objective?
Vous…vous avez une liaison avec House?
Cuddy: « je vous parle de vous et vous me balancez une théorie de romance guimauve à la figure! Vous ne changerez donc jamais!!
Depuis quand les vampires ont une vie sentimentale?
Wilson: « peut être depuis qu’ils sont attirés par les vieux infirmes grincheux…


Chap11

Wilson s’était finalement retiré,n’insistant pas davantage et laissant la Doyenne seule face à de mélancoliques pensées.
Il avait poussé le dialogue beaucoup plus loin que son éthique personnelle ne l’aurait permis usuellement et il n’était pas du genre à frapper un ami à terre.
Les arguments de Lisa l’avaient heurté lui aussi et il ressentait le besoin de faire le point de son côté.
Il pénétra dans le bureau déserté du chef du Département diagnostic, s’assit face au bureau de House et s’abîma dans un monologue muet avec son ami .


Chap12

Fidèle à l’image forgée par Wilson et House, le fantôme de Lisa Cuddy longeait les murs de l’aile réservée aux patients atteints de pathologie cardiaque…
Elle était exténuée physiquement et émotionnellement mais ne pouvait plus reculer, elle voulait constater par elle-même les dégradations de l’état de santé de House et tenter d’établir son propre diagnostic.
Non. Elle se mentait à elle-même .
Elle avait besoin de voir House. Un besoin irrépressible, physique et émotionnel.
Elle voulait toucher son front , espérant que la température aurait un peu fléchi.
Mais elle voulait aussi caresser son visage, passer la main dans ses cheveux, tenter d’apaiser par ses caresses ses souffrances à lui et son manque de lui.
Elle voulait vérifier son rythme cardiaque mais aussi s’assurer que son cœur continuerait de battre …pour elle ou pour une autre - elle n’en avait cure- mais la mort ne pouvait pas gagner la partie- même si House le désirait plus qu’il ne la désirait elle.
House ne lutterait pas contre la mort, il l’appelait, l’apprivoisait mais ne chercherait pas à la dompter.
Lisa pénétra doucement dans la chambre de House. Il était passé minuit.
S’approchant avec crainte de son lit, elle vérifia en premier lieu les constantes affichées par les machines revenues assurer une surveillance minimale…
La tension était encore un peu élevée mais demeurait dans le seuil acceptable tout comme le rythme cardiaque.
A priori, l’antibiothérapie préconisée par Wilson semblait fonctionner et la fièvre avait légèrement diminué ce qui permettrait d’éviter de nouvelles convulsions mais surtout un autre choc cardiaque.
Lisa exhala un long soupir…elle avait eu tellement peur.
Se moquant enfin des conséquences et des commérages que pourraient susciter la découverte des sentiments réels de la Doyenne pour le Chef du Département Diagnostic, Lisa Cuddy se pencha pour déposer des baisers légers comme des papillons sur le front puis les joues, puis les lèvres de Grégory House.
A son contact, il émit un grognement rauque entre le chagrin d’être ramené à la conscience alors qu’il rêvait de Lisa Cuddy et le plaisir fulgurant que la soie de lèvres inconnues étaient entrain d’injecter en dose réelle à son corps fiévreux.
House n’était pas sur qu’il serait bon pour lui de se réveiller.
Le fantôme de cette femme désirée et aimée pourrait alors disparaître et il ne le voulait pas.
A présent totalement réveillé mais gardant les yeux scrupuleusement fermés, il leva la main espérant rencontrer un visage et en caresser les contours.
Il sentit son sourire sous ses longs doigts et le baiser câlin de sa bouche sur ses phalanges. Le fantôme respirait et sentait diablement bon…C’était le parfum de la femme dont il venait de rêver…
Grégory House osa enfin ouvrir les yeux et son regard bleu nuit croisa les yeux pervenches de Lisa Cuddy.
Il perçut son inquiétude encore vivace mais aussi autre chose , qui ressemblait superbement au désir sinon à l’amour.
Elle était pâle, les joues creusées et les cernes noires révélaient l’insomnie et l’absence d’appétit de ces derniers jours.
C’était elle qui aurait du se trouver dans ce lit d’hôpital, pas lui.
Ou en tous cas si quelqu’un ne prenait pas rapidement soin d’elle, Lisa Cuddy s’effondrerait bientôt victime d’un « born out ».
House avait un besoin d’un but pour lutter contre la léthargie…elle venait de le lui apporter à domicile.
Il lui sourit presque timidement, n’osant pas lui demander ce qu’il désirait si fort.
En un autre temps, il avait failli mourir de voir une autre femme tendrement enlacée à son mari sur un lit d’hôpital.
Cette blessure cicatrisa instantanément quand il sentit le corps de Lisa Cuddy venir se pelotonner contre le sien, sa tête se poser contre son épaule et le souffle régulier de son assoupissement presque immédiat chatouiller sa nuque.
Il alla chercher sa main pour la poser contre son cœur et céda à son tour à la langueur du sommeil.
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Nine


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MessagePosté le: Dim 13 Jan - 20:02 (2008)    Sujet du message: PROXIMITY Répondre en citant

C’est tellement romantique, Frankie !

La suite, encore la suite, vite !!!
(Autoproclamée, harceleuse d’auteurs)
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frankie11


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MessagePosté le: Dim 13 Jan - 21:31 (2008)    Sujet du message: PROXIMITY Répondre en citant

les petits "auteurs" aiment être harcelés Nine, ça les rassure!!! Very Happy
un petit dernier avant le retour demain à la vie réelle!!!

Chap11

Aurore…moment qui précède le lever du soleil…
Elle lui avait expliqué que son père l’avait ainsi prénommée parce que l’aurore était le moment de tous les possibles…et il avait aimé ça.
Le soleil ne tarderait pas à se lever dans le chambre de House et il allait falloir la réveiller…House ne s’était pas lassé de contempler Lisa Cuddy , profondément endormie.
Mais il ne voulait pas qu’elle soit la cible des commérages de la salle des infirmières. Il n’était pas certain qu’ils soient tous deux de taille à affronter les sarcasmes que susciterait leur liaison alors qu’elle était à peine sur le point d’éclore.
House: « Cuddy…Lisa Cuddy….réveillez vous marmotte, le jour est sur le point de se lever/
Cuddy grogna de manière peu élégante, se frotta la joue un peu irritée par la friction de la barbe de…et réalisa qu’elle se trouvait dans les bras de Grégory House sur son lit d’hôpital.
Afin de dissimuler son trouble, Lisa rétorqua sarcastique: « vous craignez que la vampire du P/P ne s’évapore dès les premiers rayons? »
House eut la bienséance de paraître gêné: « je vois que la commère Wilson n’a pas encore su tenir sa langue »…Il posa un baiser léger sur les lèvres de Lisa. Surpris de sa réponse immédiate , il approfondit son baiser mais se força à tempérer leur fougue renaissante: la première tournée de l’équipe du matin n’allait pas tarder à débuter.
House: « Lisa, les vrais soins médicaux vont commencer ».
Cuddy se redressa aussitôt, ayant enfin compris d’où venaient les résistances de House et se leva promptement.
Elle lui manquait déjà.
Cuddy: « comment allez vous ce matin, votre fièvre? »
House: « Toujours présente » répondit il d’un air navré mais il ajouta aussi vite « cependant sa localisation a considérablement évolué vers une partie plus basse de mon anatomie qui vous sera exclusivement réservée dans les jours à venir…si vous y consentez »
Cuddy faussement scandalisée: « House! Si je n’avais pas peur d’être surprise par l’infirmière de service, je procèderai immédiatement à une vérification de vos constantes et prouesses…dans ce domaine spécifique! »
House : « Cuddy petite diablesse déguisée en Doyenne, vous mériteriez un châtiment pour vos agissements dénués de scrupules!!
Cuddy: « votre fièvre semble avoir été totalement éradiquée par l’antibiotique. Une explication, Docteur House? »
House : « Oh oui et des plus simples, ça fait trois jours que je demande à Marnie l’infirmière de garde le soir d’aller se faire examiner par son toubib.
Elle présentait tous les signes annonciateurs d’une gastro d’enfer.
Quand elle a enfin daigné m’écouter, sa chef de service l’a accusée de vouloir tirer au flanc…Elle a du être formée par vos soins celle là…
Bref, voila un exemple parfait de la façon dont une épidémie se propage.
Ceci dit la gastro est préférable à une infection nosocomiale! »
Cuddy : « vous y avez pensé vous aussi? »
House: « mouais…ce sera pas pour cette fois! Allez filez Cuddy! On ne gagnera rien ni l’un ni l’autre à être  découverts ici ensemble, ce matin… ».


Chap12

House n’y croyait plus.
Il était enfin de retour chez lui et seul.
Il était parvenu à enrayer de justesse l’enthousiasme de Wilson et l’avait renvoyé à ses malades, trop heureux de pouvoir échapper aux commérages qu’il sentait poindre.
Arrivé péniblement sur son palier, il sursauta en apercevant deux silhouettes quasi identiques, qui paraissaient désoeuvrées.
« vous voulez qu’on vous aide M’sieur? »
House: « vous êtes qui vous? »
Jean : « On est les fils d’Aurore Réniers, votre voisine. M’man nous a dit qu’elle avait discuté avec vous et que vous étiez sympa
House: « mouais…pas sur. Vous avez rien d’autre à faire que de camper sur mon palier? »
Louis: « ben M’man roupille et on a peur de la réveiller en faisant trop de bruit
House: « mouais …et vous croyez que ce sera mieux de venir faire du boucan devant ma porte alors que je rentre de l’hôpital? Fichez moi le camps d’ici!Zou!
Attendez ! Votre mère dort à trois heures de l’après midi? Elle est malade?
Jean et Louis se regardent, un peu gênés.
Louis: « Non, M’sieur. Normalement on devait rentrer que ce soir mais notre père avait un congrès et il nous a déposé plus tôt sans prévenir Mum.
Quand on est rentré dans l’appart, on a vu qu’elle dormait alors on est ressorti »
Jean: « mais ne vous inquiétez pas monsieur, on s’en va, on va pas vous embêter/
House: « arrêtez avec les Monsieur! Je m’appelle House bon sang!
Jean: « ben on peut pas vous appeler comme ça, ce serait incorrect. Mum dit que c’est impoli d’appeler les gens par leur nom de famille directement. Elle nous engueule quand on le fait avec nos profs, alors on peut encore moins le faire avec notre voisin!
House : « Seigneur! Dans quel guêpier, je me suis encore fourré! Allez entrez là dedans et taisez vous! À cette heure ci, il doit bien y avoir un match de catch intéressant!
Jean & Louis: « Cool!! »
House : « Mouais ».

Chap13

Pour la première fois, House pénétrait chez sa voisine.
Il avait laissé les gamins s’empiffrer de pop- corn devant le dernier épisode de Naruto.
Les japonaiseries c’était pas son truc; par contre ils s’étaient tous les trois bien amusés à commenter les prouesses extravagantes des dieux du catch.
Ces gosses étaient sympas et il ne s’était pas trompé, l’intelligence et l’humour pétillaient dans leur prunelles noisettes.
Ils étaient bien les fils d’Aurore.
Ça pouvait être sympa en définitive des parasites adolescents.

Il était cinq heures de l’après midi et Aurore dormait toujours.
House avait interrogé discrètement les gamins et Louis s’était livré sans méfiance.
Louis: « maman, elle est comme ça depuis que Papi et notre oncle sont morts
House: « votre oncle?
Louis: « oui, le grand frère de Mum. On l’aimait bien, il nous faisait rire; surtout quand il avait bu un peu trop.
Mum, ça la faisait flipper et elle lui râlait dessus ; mais jamais trop longtemps…comme avec nous.
House échangea un sourire complice avec les gamins, Aurore ne devait pas en effet être du style mère Fouettarde!
House: « votre oncle était malade lui aussi?
Louis: « ouais mais c’est pas ça qui l’a tué. Il a fait ça tout seul.
Jean: « arrête Louis, m’an aime pas qu’on raconte notre vie
Louis: « oui mais là ,elle va pas bien. Et nous on peut pas l’aider. Vous , vous êtes un Docteur non, Msieur?
House: « pitié, appelez moi Greg et qu’on n'en parle plus!

Dans le salon, sur le piano étaient posées deux photos de deux hommes d’âge différent mais de toute évidence apparentés.
Sur un autre petit meuble, Aurore en mariée avec son père…et puis Aurore, jeune fille avec son frère.
Dieu qu’elle était belle et pétillante.
Elle avait conservé un charme infini mais il était indéniable que les épreuves l’avaient marquée et avait alourdi sa silhouette.
L’Œil du diagnosticien se posa sur les portraits, Aurore à 25 ans, Aurore à 40 ans .
Une idée trottait dans sa tête mais ce n’était pas le moment.
Pour la deuxième fois de la journée , il allait devoir réveiller une femme et pourtant c’était lui le convalescent!!

La chambre d’Aurore se trouvait , dieu merci, au rez -de -chaussée du loft.
En y pénétrant, il vit tout de suite la bouteille de vin aux trois quart vide et la plaquette de somnifère sur la table de nuit.
Il se rapprocha aussi vite que son boitement le lui permettait et s’assit sur le lit. Il n’aimait pas trop tous ces signes.
Un nouveau coup d’œil sur la plaquette le rassura , elle était pleine, seule un cachet manquait.
House posa ses doigts sur la gorge d’Aurore et vérifia à la fois son pouls et sa théorie récente.
Elle avait bien un petit goitre naissant, rien d’affolant mais qui pouvait expliquer certains symptômes .
Il secoua légèrement l’épaule d’Aurore jusqu’à ce qu’il obtienne une faible réaction de sa part.
House « eh la belle au bois dormant!! Vos deux princes charmants sont retour et piaffent d’impatience et d’inquiétude dans mon appart! »
Aurore encore groggy mais déjà inquiète: « House! Vous êtes enfin rentré! Oh mon dieu mes fils sont chez vous…Oh j’ai honte! Je suis désolée!
House : « eh la belle! Vous allez pas pleurer!! Pitié, épargnez ça à l’invalide convalescent…
Aurore tourna légèrement la tête pour dissimuler à son voisin les larmes qu’elle ne parvenait pas à retenir de couler.
House aurait pu repartir, il avait accompli sa mission et Aurore était réveillée.
Mais il choisit de se pencher vers elle pour la prendre dans ses bras et poser sa tête sur son épaule.
Aussi gentiment qu’il pouvait , il la tint serrée contre lui, jusqu’à ce que ses pleurs s’apaisent.
Puis il se recula un peu pour observer son visage chiffonné, envoya une petite pitchenette sur le bout de son nez et déposa un petit baiser léger sur le coin de ses lèvres.
"allez Aurore, debout! n'oubliez pas que vous êtes "tous les possibles"" murmura House en prononçant ces derniers mots dans un Français hésitant...
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Nine


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Inscrit le: 21 Juin 2007
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MessagePosté le: Dim 13 Jan - 21:53 (2008)    Sujet du message: PROXIMITY Répondre en citant

Merci Frankie, pour cette fin de week-end!Okay
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 02:25 (2016)    Sujet du message: PROXIMITY

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