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Jamais sans mon frère....
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frankie11


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MessagePosté le: Mer 5 Sep - 18:22 (2007)    Sujet du message: Jamais sans mon frère.... Répondre en citant

malgré la rentrée (bon courage à toutes et tous), une petite nouvelle histoire...
Critiques et commentaires sont plus que les bienvenus, ils sont indispensables!!!

ah oui comme on met sur les sites de fiction sérieux: les personnages de HOUSE ne m'appartiennent pas , ils sont la propriété de la Fox et Cie...
pour l'instant pas trop de propos choquants, si ça se corse je mettrai un gentil Twisted Evil pour d'éventuelles scènes coquines et un Evil or Very Mad pour des termes un peu trop injurieux (avec House, on sait jamais)...GO....

Jamais sans mon frère….

Chap.1


Bureau de House au P/P. Tard le soir.
Le portable de House se met à sonner alors qu’il s’apprête à ranger ses affaires et à quitter son bureau.
Pour une fois, ses larbins ont pu quitter le navire en premier…Lui a , pour une fois, pris le prétexte de « dossiers à trier» et « paperasses en retard » …personne n’y a cru , sauf peut être lui…
En fait , c’est dans sa tête qu’il aurait vraiment un grand besoin de faire le ménage…mais il ne sait plus pourquoi.
Machinalement, House décroche sans consulter l’origine de l’appel.
- « Papa? »
L’estomac de House se contracte.
Il retient juste à temps un sarcastique « vous n’êtes pas au bureau de objets perdus » et rétorque de manière plus adaptée
« bonsoir David »…
Il enchaîne très vite: « comment se passe ta convalescence chez tes grands parents? Je voulais t’appeler mais…
Bon sang, je ne vais pas commencer à mon age à servir des excuses bidons, j’ai pas pris le temps de t’appeler… »
David:- «  C’est bon…Je commence à connaître un peu plus le vrai House. Pas celui de Marnie (1)… ni celui que j’avais envie d’imaginer quand j’avais six ans.
Non. Le « connard »; qui a accepté de venir en pleine nuit pour me sortir du trou et s’est battu pour me récupérer alors qu’il n’avait aucune envie de s’encombrer d’un môme; me convient plutôt bien… »
House:- « Le vocabulaire me semble du registre de l’insulte et du reproche , et pourtant je sens pointer une légère touche affective de gratitude .
Seriez vous mon fils, jeune inconnu? ».
Les rires des deux House fusent à l’unisson.
Fugitivement, presque gênés mais troublants de complicité.
David:- « Papa, je l’ai employé pour te faire flipper. Je crois que ça a marché »
House : mrrrrr
David:- « ceci dit à mon âge, Greg ce serait plus cool ».
House: - « Tant que tu n’attends pas de moi que je t’appelle Davy ou mon lapin, je devrai pouvoir m’adapter. »
David: -« Puisqu’on en parle, devant les copains, « jeune House », ça fait un peu trop apprenti d’Obi Wan ».
Silence qui se veut interrogatif….
David:- « ben…Star WARS…c’est quand même plus ton époque que la mienne… ».
House:- «  C’était mon tour d’essayer de te vanner…excuse, je tiens plus vraiment la forme à cette heure-ci ».
Il ajoute, un peu gêné: « David, c’est bon de te parler et j’aurai du le faire bien avant, mais je quittais l’hôpital et je suis totalement hors service…
Je peux te rappeler plus tard? Même très tard?
Mon esprit est en compote et j’ai l’intuition que j’aurai besoin de toutes mes facultés pour cette discussion avec toi? ».
David (désappointé et troublé par la lucidité de son père):- « Ok …Dad.
Mais je voulais juste te dire que j’étouffe ici avec Marnie(1) . Le Prof est plus cool mais il est usé. Je…
Ce serait bien si je pouvais vivre dans le New Jersey… Avec toi quoi… ».
Après avoir lâché cette petite bombe, David raccroche sans attendre une réponse qui lui fait peur.

House finit par raccrocher à son tour.
Depuis quelques jours, des pensées le taraudaient sans qu’il parvienne à les accrocher, à leur donner un sens.
A présent, il sait.
Une partie de son cerveau lui demandait d’anticiper, d’être à l’initiative d’un tel rapprochement.
D’autres sphères de son cerveau étaient entrées en résistance aussi promptement, rejetant très loin le concept même de « relation réelle basée sur un quotidien ».
A présent il devait y faire face.
Et il n’avait aucun plan de secours.



_________________
(1) Marnie est la grand-mère maternelle de David, apparue dans « le syndrome de la coquille vide » et « Daddy’s stuff ».
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MessagePosté le: Mer 5 Sep - 18:22 (2007)    Sujet du message: Publicité

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larockeusedu60
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MessagePosté le: Mer 5 Sep - 19:26 (2007)    Sujet du message: Jamais sans mon frère.... Répondre en citant

Sympa le début de la fic' ! Mr. Green !
Bon bah la suite quand elle sera postée, j'passerais la lire quand j'aurais le temps, parce que le collège (de me... *bip*) avec les devoirs bidules c'est chiant Very Happy !
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frankie11


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MessagePosté le: Mer 5 Sep - 20:11 (2007)    Sujet du message: Jamais sans mon frère.... Répondre en citant



Bon courage, Larockeuse, je penserai à tes "devoirs bidule chiants" pour David....Le second chapitre m'a été inspiré par des faits réels tant l'accident que le camps...bonne lecture (enfin j'espère) Wink

Chap.2

House a échangé sa douche contre une course en solitaire. Il roule depuis plus d’une heure en rase campagne et approche de la zone noire de la forêt.
Le gigantisme des arbres accroît la sensation de perte de contrôle et de profondeur.

…House aime cette sensation inquiétante et troublantes d’approcher des portes de l’enfer…
Ici, il sait qu’il gagne en option l’odeur du souffre et de la misère la plus dure.

Il vient juste de dépasser l’usine de traitement des eaux usées.
La pestilence des  senteurs qui parviennent à percer la barrière protectrice du casque, rappellent à l’esprit « santé publique » de House les nombreuses questions qu’elles ne manquent jamais de provoquer chez lui… « de combien d’allergies ,de troubles respiratoires , de cancers divers et variés; cet environnement est il déjà responsable? Combien de nouveaux chaque jours? ».

Il voudrait ne pas y penser mais il sait que depuis deux ans un camps « sauvage », soi disant provisoire, a poussé comme un champignon.
Il abrite des demandeurs d’asile, réfugiés d’Europe de l’est…
Au départ deux ou trois caravanes ont squatté un espace vert juste à côté de l’usine.
Et puis on a fini au bout d’un an par les reléguer bien plus loin, dans un virage , dans une enclave du bois.
Bien moins visible pour un œil non averti…moins dérangeants pour les « bonnes consciences »…Ce que l’on ne voit pas, n’existe pas.
House vient régulièrement dans ce coin depuis toujours.
Depuis deux ans, il passe; ralentit, regarde pour s’obliger à ne pas faire semblant…mais il passe son chemin.

Il sait par bruits de couloir de l’hôpital, qu’il n’y a pas d’eau courante dans ces camps, pas plus que d’électricité ou de chauffage.
A chaque nouvelle naissance, le P/P pose le problème d’une éventuelle intervention auprès du gouverneur afin de solliciter une amélioration minimum des conditions d’hygiène.
La question reste toujours en débat entre lâcheté et peur de faire pire en attirant l’attention sur ces réfugiés au risque de les faire expulser et tomber dans une plus grande clandestinité…
A quelques pas d’une cité urbaine, un véritable bidonville s’est créé.
House passe son chemin pourtant, il a accepté de voir, pas encore d’intervenir….


House accélère à nouveau pour chasser ce sentiment récurrent d’impuissance nourri d’égocentrisme .
Un coyote surgi de nulle part l’oblige à braquer violemment. Les gravillons font déraper la moto qui menace de se coucher.
Alors qu’il parvient difficilement à contrôler la situation, un second obstacle, cette fois humain se dresse sur le bord de la route.
Une forme humaine gît , recroquevillée sur elle-même.
Cette fois ,House ne peut éviter la chute. Il parvient tout juste à ne faire que frôler le corps inerte.

Quand il reprend ses esprits au bout de quelques instants, grâce au froid, House panique à l’idée d’avoir provoqué de nouvelles lésions à sa jambe maudite…
Il remercie en silence Wilson. Si cette tête de mule ne l’avait pas convaincu l’hiver dernier de suivre un stage de conduite sur route glissante, il n’aurait pas acquis les réflexes qui viennent de lui sauver la vie.
De là à faire son mea-culpa auprès de son ami…il verra plus tard….

Encore groggy par sa chute, House parvient difficilement à redresser sa moto. Puis il se traîne jusqu’à la forme étendue à quelques mètres.
Un gamin d’une dizaine d’années gémit , son corps est secoué de tremblements.
Afin de ne pas l’effrayer,House se présente au gamin.
House:- «  Bonsoir, petit, je suis le Dr Grégory HOUSE. Je voudrais t’examiner pour vérifier tes blessures… je peux? ».
Le gamin essaye en vain d’ouvrir les paupières, il parvient tout juste à hocher de façon presque imperceptible la tête.
Une main sur le front confirme son pressentiment, le gamin est dévoré par la fièvre. Il semble souffrir de dénutrition, mais pas de membre cassé ni de brûlures occasionnées par son pot d’échappement.
House:- « Petit, je vais appeler une ambulance et te faire transporter jusqu’à l’hôpital où je travaille… »
Le gamin terrorisé, commence à s’agiter et tente de se redresser pour s’enfuir.
House le contient difficilement compte tenu de son propre état. Il tente de le rassurer « ne t’inquiète pas les soins sont gratuits et on enverra quelque un prévenir ta famille. Ceci dit ne peut il s’empêcher de rajouter; ils ne se préoccupent pas trop de toi , au vu de ton état général. »
Le gamin gémit et murmure d’une voix rauque: « toi pas savoir- pas dire-pas l’hôpital-famille ».
Une voix hystérique précède de peu une volée de coups sur le dos de House «  touchez pas à mon frère, espèce de sadique, dégagez ou je vous plante ».
House s’effondre à nouveau sur le sol, surpris par cette attaque imprévisible.
Il n’échappe à de nouvelles blessures que grâce à l’intervention du petit qui s’interpose et explique dans une langue abrupte à sa grande sœur qu’elle a failli trucider le médecin venu à son secours.
Ces paroles ont pour effet immédiat de calmer la jeune fille mais elle conserve un regard méfiant et inquiet.
House:- «  Votre frère souffre d’une fièvre très élevée,il risque de convulser. On doit rechercher au plus vite la cause de cette infection et le traiter par antibiothérapie. Je vais l’emmener à l’hôpital. Peux tu prévenir tes parents? ».
Frère et sœur n’ont pas besoin de se consulter pour refuser une nouvelle fois la proposition de House.
Celui-ci ne se démonte pas et sort le portable de sa poche.
D’un geste vif, la jeune fille s’en empare et l’envoie s’exploser de l’autre côté de la route.
House furieux, retient difficilement une envie de la gifler.
Il se redresse péniblement et retourne d’un pas las vers sa moto, qu’il commence à relever.
Il se retourne pour proposer aux deux enfants de les raccompagner au moins jusqu’au camps, là bas il pourra négocier avec la famille ou laisser des médicaments.
Tous deux ont disparu, aussi silencieusement qu’ils étaient apparus.
House scrute la pénombre mais n’aperçoit plus aucun signe de vie.
Ses jambes commencent à trembler, il est épuisé, affamé et blessé.
Le plus raisonnable est de rentrer chez lui au plus vite si sa moto accepte encore de le conduire jusque là.
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larockeusedu60
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MessagePosté le: Mer 5 Sep - 21:50 (2007)    Sujet du message: Jamais sans mon frère.... Répondre en citant

Mr. Green La suite ! Super !
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frankie11


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MessagePosté le: Mer 5 Sep - 23:46 (2007)    Sujet du message: Jamais sans mon frère.... Répondre en citant

Chap.3

House ne sait pas trop ce qu’il doit ressentir…même quand il est dans sa salle de bains…
Le jet brûlant de la douche réchauffe ses vieux os tout broyés mais réveille également les picotements de ses écorchures…son dos , ses jambes ne sont que petites plaies pernicieuses qui le tourmentent allègrement…Il va devoir recoudre son arcade sourcilière gauche et ne peut compter sur l’aide de Cuddy qu’il a trouvée profondément endormie au fond du lit.
Tout juste a -t elle su marmonner « je paye pas les heures supplémentaires House, faut travailler l’après midi au lieu de regarder la télé… ».
Dire que l’on vante depuis des siècles la chaleur réconfortante des femmes.
Grimaçant, House met fin à ce qui s’avère finalement une torture en sortant de la douche.
La seule bonne nouvelle dans tout ça, c’est que ce soir il s’autorisera une double dose de Vicodine avec une bonne rasade de whiskey…puis il ira puiser dans le corps de Cuddy la consolation et les délices qu’elle lui a consciemment , ou presque, refusé tout à l’heure.
Vêtu d’une simple serviette, House tente une nouvelle fois de joindre David de son fixe.
Sa petite expédition dans les bois lui a fait louper un rendez vous important avec son fils. House s’en veut mais se sent en même temps agacé. Il n’a pas l’habitude de rendre de comptes à quiconque et il n’a pas envie de commencer.
Il finit tout de même par laisser un message laconique sur le portable de son fils «  c’est moi, il est presque 4h du matin et je rentre seulement chez moi. J’essaye de te joindre mais tu dois être entrain de dormir- du moins je l’espère. Je te rappelle demain sans faute. N’essaye pas de me joindre sur mon portable, il est fichu. Bonne nuit, David, dors bien. »
House transpose ces quelques mots à une scène imaginaire, lui ,venant border un marmot profondément endormi, la bouche ouverte vers des rêves qui n’appartiennent qu’aux enfants. « C’est la soirée nostalgie ce soir , il est temps que ça s’arrête ! ».
Jetant sa serviette devenue inutile dans un coin de la chambre, House plonge avec cette fois une délectation sans partage dans le lit tenu bien au chaud par Cuddy.
Il n’ a pas tenu beaucoup de ses promesses aujourd’hui mais venir à bout des faibles résistances de Cuddy ne devrait pas être son problème majeur….
Chap.4

Elle n’avait aucune envie de quitter la douce torpeur que lui procurait l’étreinte possessive; même durant son sommeil; des bras de Greg.
Mais ce matin avait lieu un important conseil d’administration à l’hôpital et elle allait à nouveau endosser ce rôle de collecteuse de fonds , usant de son charme et de son intelligence à armes égales.

Elle se souvenait avoir marmonné à House qu’elle ne payait pas les heures supplémentaires.
Il ne lui en avait pas tenu rigueur plus tard, quand il l’avait rejointe…à moins qu’il n’ait eu le désir de s’offrir une contrepartie en nature.
Cette idée même ne lui était pas désagréable, tant il s’était acharné à lui procurer au plus profond de son sommeil plaisir et sensualité…

Ce matin, elle ne le réveillerait pas et tout à l’heure elle ne le harcèlerait pas pour les consultations.
Greg était un peu comme un enfant, dont il fallait vanter le moindre mérite dès qu’il daignait accomplir une tache réclamée auparavant à des millions d’occasion. House devait avoir éliminé sa paperasse en retard de trois ans vu l’heure tardive à laquelle il était rentré…
Il avait gagné sans le savoir (vraiment?) un bonus de « moins trois heures de consultation ».

Perdue dans ses pensées, Cuddy venait juste de sortir de l’immeuble de House, quand une image insolite s’imposa à son esprit.
La moto de House était elle vraiment toute cabossée et rayée ?
Avait elle pu être dérobée durant la nuit puis reposée là après des aventures à priori très mouvementées?
Et si House était rentré blessé hier soir, bon sang, elle s’en serait tout de même aperçu ce matin!

Malgré l’heure tardive, Cuddy rentre à nouveau dans l’appartement de Greg et se précipite dans la chambre.
Elle aperçoit la tempe encore un peu ouverte même si la coagulation du sang a bien fait son œuvre…
House semble dormir paisiblement, il n’est donc pas question de le réveiller pour lui poser de questions.
D’un œil professionnel, elle évalue l’état général de Greg et se rassure.
Saoul ou lucide, il semble avoir pris une sacrée « dérouillée » . Ni plus, ni moins tente de se rassurer Cuddy.
Elle griffonne à la va vite un petit mot qu’elle laissera au chevet de House. Des mots qu’il n’a pas souvent entendu de sa part « prends tout ton temps, Greg. Loves ».
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larockeusedu60
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MessagePosté le: Jeu 6 Sep - 19:24 (2007)    Sujet du message: Jamais sans mon frère.... Répondre en citant

Okay Toujours aussi bien !
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frankie11


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MessagePosté le: Ven 7 Sep - 12:41 (2007)    Sujet du message: Jamais sans mon frère.... Répondre en citant

Chap.5

-: « Trop fort! T’as réussi à planter le portable et ta moto en une seule fois? »

House (en sursaut , encore complètement endormi et grognant comme un ours mal léché):- « Qu’Est-ce que tu fiches ici et dans ma chambre?…bon sang j’ai l’impression d’avoir été pulvérisé et compressé… ».

David:- « le Prof(1) avait un congrès de 2 jours dans la région…Nan ,en fait il ne pensait pas du tout s’y rendre mais en voyant la pile électrique que j’étais, il a pris la décision de m’emmener.
Je lui ai juste dit que t’étais ok…mais on était déjà partis et j’ai su après que tu avais bousillé ton portable… ».

House:- « Mouais, super-super, ça commence drôlement bien tout ça .
T’as pris un petit -dej sur la route? ».

David: - « Non, j’avais pas faim…mais je peux nous faire un café pendant que tu prends une douche. Histoire d’aider à faire passer la pilule ».

House: - «  Je prends…mais, David, les discussions « prises de tête » le matin, même tard comme ce matin; je peux pas…tu es prévenu ».

Sans attendre de réponse, House se dirige de sa démarche rouillée par l’inactivité vers la salle de bains.
C’est la première fois que David réalise l’ampleur du handicap de son père.


Xxxxxxxxxxxxxxxxx


Quand House rejoint son fils dans la cuisine, il trouve celui-ci attablé devant un bol de café fumant , dévorant allègrement les dernières tranches de pain grillé que possédait cette maison.

House:- « Y a pas, tu sais recevoir mon garçon… ».

David: - « ’ai vu que tu avais un congélateur »…
House: - «  suis pas d’un naturel prévoyant. »

David (la bouche pleine):- « Et Cuddy? ».

House (faussement choqué): - «  Eh on bosse tous les deux, on finit tard, on a d’énormes responsabilités! ».

David: - «  Je t’ai mis à réchauffer des croissants au four…ça devrait être bon maintenant ».

House: - «  je me sens floué de mon discours tout prêt sur l’ingratitude des adolescents .
Tu sais qu’il va falloir payer bien plus cher pour atteindre ton but… ».

David (mi figue mi raisin ): - « t’ as dit pas de prise de tête le matin… ».

Ne trouvant rien à rétorquer à cette évidence, House s’attable devant le plus copieux petit déjeuner qu’il ait pris le temps d’avaler depuis longtemps…
Mine de rien , c’est la première fois que père et fils partagent un moment aussi intime…


(1) Le prof est le grand père maternel de David apparu lui aussi dans « la coquille » et « Daddy’s stuff »..
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MessagePosté le: Ven 7 Sep - 15:49 (2007)    Sujet du message: Jamais sans mon frère.... Répondre en citant

Okay J'aime bien la relation entre ces deux là !
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frankie11


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MessagePosté le: Ven 14 Sep - 12:46 (2007)    Sujet du message: Jamais sans mon frère.... Répondre en citant

la rentrée + des soucis familaux...sorry pour le délai pour poster la suite...

Chap.6

House maugréait intérieurement.
Pas question de prendre la moto ce matin.
Il aurait pu passer au dessus de ses courbatures bien inférieures à la douleur permanente de sa jambe; mais la présence de David alliée à l’état pitoyable de son véhicule le condamnaient à adopter une attitude « raisonnable »…
Et cela l’agaçait considérablement.

Dans la voiture, à ses côtés, David rayonnait.

Lui n’avait digéré ni les croissants ni le débarquement imposé par David pour quarante huit heurs d’affilée.

Il cherchait désespérément une porte de sortie mais savait pertinemment que la garderie ne dérogerait pas pour lui à la règle des 5 ans maximum.
Quant à Cameron, elle était bien trop jolie pour que l’on puisse lui confier un adolescent en pleine fleur de l’âge, non boiteux mais possédant déjà le charme ravageur de son père…Bref…c’était l’enfer ce matin!


House:- « Quand je te disais tout à l’heure que je bossais; ce n’était pas une vue de l’esprit… ».

David: - « T’es le boss de ton équipe, non?
Tu peux bien imposer un stagiaire observateur! ».

House: - « Mouais… à ton âge, c’est vraiment : « je pose le problème » mais « à toi de trouver la solution »… »

David: « Il va te falloir encore combien d’années pour savoir ce que tu veux? Douze? Je suis pas sur de patienter jusque là…
Et puis aussi, je voudrais rencontrer mes grands-parents.
Tes parents quoi, précise David devant l’air abasourdi de son père. »

House; après un long silence:
- «  Je dois passer dans un camps de réfugiés ce matin .Ça te dit de m’accompagner ou je te dépose à l’hôtel de ton grand-père en attendant? ».

David: - « en attendant…en attendant quoi? Un miracle? Non je viens. »

House:- « Ok…tu me files ton portable? Une gamine a pulvérisé le mien hier. »

David: - « C’est sur son forfait à elle que tu devrais te venger , pas le mien ».

House: - « je doute…zut,juste un appel pour rassembler mon équipe là bas , ce ne devrait pas être économiquement ingérable pour toi ».
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MessagePosté le: Ven 14 Sep - 12:52 (2007)    Sujet du message: Jamais sans mon frère.... Répondre en citant

House ne changera donc jamais ?
Tu représentes très bien son caractère Okay
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frankie11


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MessagePosté le: Ven 14 Sep - 13:23 (2007)    Sujet du message: Jamais sans mon frère.... Répondre en citant

Embarassed merci Confused Larockeuse

Chap.7

L’équipe de House avait passé une bonne partie de la journée dans le camps à prélever des échantillons, tenter de discuter avec les habitants et examiner la population la plus faible: enfants et vieillards.

Cuddy devait avoir déjà dépassé le stade de la folie furieuse , mise devant le fait accompli et l’absence simultanée de quatre membres de son équipe.
House devrait batailler, négocier. Ils aimaient ça tous les deux…Les chamailleries au bureau auguraient toujours de réconciliations très épicées et très privées…
Et puis Chase avait failli déclencher une jaunisse en découvrant dans quelles conditions de misère, son patron le contraignait à travailler.
Et cela aussi valait bien quelques heures de consultations supplémentaires.
De toutes façons , il ne les faisait jamais lui-même …

XXXXXXXXXXXXX
Dans un premier temps, David avait tenté de se positionner en situation d’observateur un peu dédaigneux.
Mais il n’avait pas pu garder ses distances bien longtemps.

Après avoir fui à plusieurs reprises le luxe mortifère de la vie offerte par ses grands parents, David avait déjà connu les galères de la rue, les agressions, les petits deals pour survivre…
Une telle misère et marginalisation, il pensait sincèrement ne jamais en rencontrer ailleurs que dans des reportages télés…sur l’Inde ou le Darfour…Pas à quelques mètres de chez lui.

David en profitait également pour observer son père évoluant dans un milieu qui de toute évidence , n’était pas le sien.
Et il faisait face à un homme bien éloigné du portrait sans indulgence que la plupart, House y compris, avait brossé de lui.

House avait déployé des trésors de patience, vertu dont lui-même se croyait dépourvu, afin de négocier avec la famille du petit qu’il avait failli percuter la veille.
Il avait ainsi obtenu le transfert du gamin à l’hôpital pour des examens complémentaires.
Il était plus que temps; le fièvre de l’enfant était en légère régression mais l’apathie gagnait du terrain tandis que son énergie vitale semblait se dissoudre dans cet air nauséabond et putride….

Xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

House guettait de son côté aussi les réactions de son fils tout en supervisant ses larbins….
Au fil de la journée, David s’était de plus en plus impliqué, proposant son aide dès qu’il s’en sentait capable.
Il n’avait pas craint de côtoyer les jeunes du camps et le dialogue s’était vite établi entre eux.
Peu de choses en définitive les distinguait les uns des autres .Et c’était sans doute un atout qu’il n’avait pas anticipé, que la présence de David aujourd’hui avec lui, facilitant l’intégration de son équipe…

Avant de quitter le camps,House s’était rapproché de son fils et lui avait confié:
- « A la mort de ton frère Jamy, je suis parti six mois en Inde. J’avais besoin de faire le vide…
J’ai un peu l’impression d’y être de retour- mais avec toi à mes côtés- ça fait bizarre… »

David: - «  Désolé si c’est moi qui ai survécu et pas Jamy!  Je sais que vous le regrettez tous mais j‘y peux rien!» .
Une fois encore, ne laissant pas à son père le temps d’assimiler , David tourna les talons et s’engouffra dans la première voiture qui passait….
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larockeusedu60
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MessagePosté le: Ven 14 Sep - 13:37 (2007)    Sujet du message: Jamais sans mon frère.... Répondre en citant

Okay Que dire de plus ? La suite Mr. Green
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MessagePosté le: Sam 15 Sep - 11:03 (2007)    Sujet du message: Jamais sans mon frère.... Répondre en citant

ben la voilà...mon premier essai de diagnostic différentiel...indulgence par pitié suis pas une spécialiste!! et comms bienvenus!! of course!!!

Chap.8

Fin de journée au P/P. Par miracle, Cuddy a du s’absenter pour vingt quatre heures, remplaçant au pieds levé un collègue pour une conférence.
House est agacé de l’apprendre par une note de service mais se rappelle juste à temps son portable en miette…
Après s’être assuré que David était rentré avec Foreman, House a pris le temps de passer des coups de fil perso avant de réunir son équipe.
Les heures supplémentaires se profilant à l’horizon, l’humeur générale est à la revendication et l’hostilité…
Excepté House qui prend toujours le contre pieds du mouvement….
House (jovial ): - «  Alors…un petit diagnostic différentiel? On y va? »
Cameron: - «  Ce n’est pas ,de toute évidence, une maladie infantile de type coqueluche, varicelle,rougeole…ni éruption ni rougeur… ».
House:- « bien, je vous prépare une recommandation pour la Pédiatrie Cameron…là bas au moins vous pourrez ânonner votre leçon pour une juste cause…autre chose? »
Chase:- « Ce bouge est un infâme trou à rat mais ce n’est pas la Tuberculose et la PL n’a pas révélé de méningite.
Et…je ne comprends pas pourquoi nous perdons notre temps sur un cas aussi banal…mettons le gamin sous antibiotique à large spectre…et la messe sera dite ».
House:- «  Très bientôt , sans doute, quand vous serez le chef de votre propre service Chase; vous déterminerez vos « très propres » priorités…
Ne passez pas au remède avant d’avoir résolu le puzzle…
Quant au « rat », ce pourrait bien être l’être humain qui tolère sans broncher que d’autres êtres humains soient contraints de vivre dans d’aussi « infâmes » conditions.
Mais j’y pense, vous , vous êtes riche Chase, une petite donation?.. »
Chas e(rougissant et bredouillant): - «  Mon père…
House (coupant): - « Aucun intérêt.
Foreman, pitié, relevez le niveau que l’on savoure à sa juste valeur votre retour parmi nous ».
Foreman:- «  il n’y a pas de trouble hépatique et il me semble trop jeune pour envisager une pathologie liée à des conduites sexuelles déviantes ou à une toxicomanie…Je pense donc qu’on peut écarter raisonnablement une hépatite B & C ».
House: - «  Il est vrai que dix ans , c’est jeune.
Mais bon sang! Ce gamin ne vit pas dans le monde merveilleux de l’Oncle Walt!
Abus sexuel! Prostitution enfantine! Contrainte sous drogue!
Ça vous dit quelque chose Foreman?
Je crains que l’on puisse « raisonnablement  » penser sans se montrer injurieux qu’une telle misère provoque la recherche de solutions extrêmes.
Faites les tests, ne négligez rien ».
Cameron, Foreman & Chase restent assis bien que House semble en avoir fini avec eux.
Un petit sourire satisfait sur le visage, House poursuit:
- « Bien, bien…Les symptômes qui persistent sont donc la fièvre,l’apathie qui est entrain de muter en état semi comateux malgré la réhydratation; le tonus musculaire devient inexistant et…
David entre sans frapper « P’pa, le gamin vomit, sa sœur est paniquée, il y a du sang…elle m’envoie te chercher ».
House: « merci David.
Nous pouvons donc rajouter le trouble hépatique à notre liste de symptômes.
Foreman, démarrez immédiatement les tests pour l’hépatite B & C.
Rajoutez la A.
Cameron; elles disent quoi les analyses de l’eau? »
Cameron: - « Les labos ont besoin au minimum de 24h.. »
House: - « Menacez les de kidnapping! Menacez de les enfermer 24h dans le camps , ça activera les performances!
Cameron? Injection de Motil haute dose et vérifiez que le blanc des yeux ne vire pas au jaune pissenlit…la routine … ».
Foreman:- « vous ne croyez pas à l’hépatite B ou C, vous pensez à un empoisonnement… »
House: - «  Dans nos pays dits civilisés, on a fini par oublier que l’hépatite A se propageait essentiellement par les eaux stagnantes, usées, les égouts….
Ce camps est un égout à ciel ouvert… « Ergo sum »
En cas d’hépatite A , il faudra au plus vite contacter les autorités sanitaires.
L’épidémie n’et pas mortelle mais la contamination peut être fulgurante.
Le camps ne pourra pas y faire face et nous devrons intervenir…

Cameron:- « Les risques…
House (violemment): - « …ne doivent pas nous amener à contourner le problème.
Nous aurons sans doute connaissance d’éléments médicaux qui mettent en danger une partie de la population de ce camps. Si il y a épidémie, elle peut même se propager au-delà.
Toute autre conséquence indirecte, tout danger collatéral, sont hors de notre champs de compétence et ne doivent plus influer sur nos décisions .Compris? ».
David les interrompt à nouveau: « quels risques? Quelles conséquences?…pour qui? »

House (virulent et gêné):- « j’ai pas le temps David. Va à la cafet te payer un chocolat.
Et désormais je te demande de rester à l’écart des malades et de leur famille.
C’est une interdiction formelle; que je n’aie pas à le répéter, plus aucun contact…y compris avec cette jeune fille …
Tu passeras voir Chase au labo, qu’il te fasse une prise de sang. File; laisse nous travailler! ».
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frankie11


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MessagePosté le: Sam 15 Sep - 11:15 (2007)    Sujet du message: Jamais sans mon frère.... Répondre en citant


House & ses parents épisode saison 2 "Daddy's boy"

Chap.9

-« T’es qu’un enfoiré et un lâche…qu’est -ce que tu fous là le cul assis sur
ta chaise à tripoter ta balle de Yorkshire? La police débarque dans ton service et rafle des gamins pour les foutre dans un p…… de foyer; les parents vont se retrouver dans un avion /retour au pays et toi tu bailles aux corneilles
T’es pas un enfoiré t’es un monstre
T’as aucune parole
Je pensais que tu pouvais pas t’occuper de moi parce que tu ne vivais que pour ton foutu boulot…mais c’est même pas ça…
T’es rien t’es du vide avec de belles paroles mais t’es bidon…. ».



House écoutait depuis cinq minutes son fils lui hurler dessus sans réaction.
Qu’y avait il à ajouter? David ne se trompait pas trop sur son compte. Il valait mieux qu’il s’en rende compte assez vite; la douleur serait peut être un peu moins grande.
Quand David était entré, la violence de sa colère avait suscité au plus profond de lui deux sentiments ambivalents: une peur primale qu’il s’était empressé de dominer. Ce n’était pas son père qui venait d’entrer dans la pièce mais David, pas la peine d’aller se cacher au fond du placard.
Ensuite il avait senti naître en lui une envie de frapper , de mettre à terre ce gamin et son arrogante insolente , lui faire rentrer dans la gorge les paroles blessantes, effacer de ses yeux ce mépris, le faire taire à tout prix…
Jamais il n’avait ressenti cela.
Il avait fui toute sa vie pour ne jamais être confronté à cela; à son tour.
Il était Grégory House pas John.
Son père ne pouvait pas lui avoir transmis…cette folie…

Des années d’entraînement contre la douleur, contre l’amour, lui permettaient pour le moment de se dominer et de rester impassible , son léger sourire railleur aux lèvres…

David ne pourrait jamais comprendre sa réaction; il allait partir, cette fois définitivement et le problème serait réglé.
Ils se verraient de temps en temps , ou peut-être plus jamais.
Mieux valait grandir sans père qu’être détruit par lui, physiquement et psychiquement…

C’était compter sans une forme de destin absurde qui avait décidé que la coupe devait être bue jusqu’à la lie.
Un homme surgit brutalement dans le bureau et commença à attraper David par le col de sa chemise pour le secouer avec fureur.
- « Je t’interdis de parler ainsi à ton père , tu m’entends espèce de minable petit con… ».
Le bras levé, John House s’apprêtait à envoyer une gifle magistrale à son petit fils qu’il rencontrait pour la première fois; quand il sentit une poigne de fer museler son poignet.
A son tour agrippé à la gorge, il se sentit projeté contre le mur et rencontra les yeux acier de son fils.
Greg respirait difficilement ,sa mâchoire était contractée par la douleur et la fureur, le poing levé à son tour; il allait commettre l’acte sacrilège par excellence ; tuer définitivement son père.
Ils se regardaient tous deux au plus profond d’eux même .Chacun savait ce qui se jouait là. Des années de souffrance , de silence. Des années sans que quiconque n’intervienne, surtout pas sa mère, aujourd’hui encore figée dans le couloir et dans l’incapacité d’intervenir.
Une seconde de trop , Gregory House hésita…Il avait laissé passer sa chance; maintenant il ne pourrait plus le faire.
Il laissa s’écrouler le vieillard sans faire un geste pour tenter de le retenir…On était dans un hôpital, il trouverait à être soigné.
Sans un regard pour quiconque, House sortit de son bureau pour fuir cette vie de merde qui n’en finissait jamais de le cogner et de le porter à terre.
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Ally


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MessagePosté le: Sam 15 Sep - 11:21 (2007)    Sujet du message: Jamais sans mon frère.... Répondre en citant

super,super, super Okay
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Wilson: "You know how some doctors have the Messiah complex, they need to save the world? You've got the Rubik's complex, you need to solve the puzzle."
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